Y-a-t-il une vie après l’activisme ?
Dans un monde moderne où règnent en maîtres le bougisme, la consommation et le goût du “zapping” et de l’éphémère, l’engagement militant s’apparente trop souvent à un engouement passager, voire furtif, qui, s’il est parfois d’une grande intensité, ne s’inscrit que trop rarement dans la construction et la durée, pourtant facteurs indispensables de crédibilité et d’efficacité.
Pour beaucoup, le militantisme n’est en effet qu’un “temps” de l’existence, compris généralement entre le début des études et l’entrée dans la vie active, une sorte de parenthèse avant “les choses sérieuses” que sont les modalités de la vie bourgeoise. Bref, une sorte de crise d’adolescence plus ou moins tardive qui ne résiste pas aux exigences matérielles et aux responsabilités de l’âge adulte.
Ainsi, après, au mieux, quelques “coups d’éclat”, quelques pugilats plus ou moins romancés et surtout de très nombreuses soirées de révolution éthylique, on remise son drapeau et ses tracts dans le coffre à souvenirs, entre le camion de pompiers et le premier roman inachevé, pour revêtir l’uniforme grisâtre de l’employé modèle qui croit ainsi devenir un “bon citoyen”, aimé et respecté, et un “bon père de famille” alors qu’il n’est en réalité qu’un déserteur de seconde zone et un traître à l’avenir de son peuple et de ses enfants qu’il croit pourtant “protéger” en renonçant à combattre.
Cette démission est d’autant plus accablante qu’elle démontre avec nitescence qu’il n’a donc jamais été question de foi ni même de convictions mais simplement de théâtre et de jeu.
Derrière les mots, il n’y avait que la stérilité de la posture, sous les pas faussement assurés, que le sable mouvant de la mise en scène…
C’est parce que ce désespérant constat est trop fréquent que les exceptions qui lui échappent méritent d’être mises en lumières et honorées. C’est pourquoi Id Magazine a décidé de donner la parole à quelques uns des rescapés des tumultueuses années 80/90 qui sont encore investis et impliqués dans le combat politique.
Afin qu’ils soient, pour nous tous, des exemples de constance, de persévérance et de fidélité.


Les véritables enjeux de la malbouffe

Dans cette lutte vitale contre la malbouffe, il y a deux aspects : les habitudes alimentaires et la qualité des produits. Et c’est bien sûr sur ces deux points conjointement qu’il faut travailler car il serait absurde d’encourager les gens à manger plus de fruits et légumes s’ils ingurgitent des pommes ou des haricots bourrés de pesticides et de produits chimiques divers. Donc face au désastre sanitaire que nous venons de décrire, que faire ? Et bien tout d’abord : véritablement se convaincre de l’importance et de l’urgence de ce combat contre la malbouffe et l’industrie agro-alimentaire qui la rend possible. Je pensais personnellement que c’était une chose acquise et partagée quasiment par tout le monde. Je me suis rendu compte que je me trompais, que ce n’était pas le cas, et que certains, au sein même de la mouvance identitaire, s’indignait de la “propagande écolo” et s’offusquaient que l’on “mette en accusation” certains agriculteurs.


Radio Bandiera Nera

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