Apparus à la fin de l'année 2002, les Identitaires ont - dès le début - voulu incarner un nouveau visage du combat politique. Décomplexés et résolus, oeuvrant pour l'avenir de nos enfants plus que pour solder les comptes de nos grands-parents, inventifs mais respectueux des traditions, les Identitaires croient aussi encore - avec force - à la noblesse de l'investissement au service du bien commun. Et cela malgré l'époque qui incite au relâchement, à la démission et au règne du Moi.

Face aux éternels défaitistes, les Identitaires pensent que rien n'est perdu et que l'heure est à l'engagement total pour la survie de notre peuple. Mais encore faut-il se donner les moyens d'agir efficacement et surtout de vouloir sincèrement le triomphe de nos idées.
Nous ne rêvons pas d'un âge d'or révolu qui servirait de référent absolu et dans lequel certains seraient tentés de chercher refuge. Toutefois, nous avons fait serment d'allégeance à l'Europe et à sa civilisation millénaire. Et c'est au nom de nos ancêtres - sans qui nous ne serions rien - que les Identitaires veulent agir dans le monde d'aujourd'hui.

Prenant acte de l'entreprise criminelle menée par les propagandistes de l'idéologie du progrès, les Identitaires sont décidés à les affronter par tous les moyens. En n'hésitant pas à agir sur leur propre terrain pour mieux mettre en exergue leurs propres contradictions.
Notre combat doit se mener au sein de la Cité et nous devons prouver à notre peuple qu'il existe réellement une alternative à la décadence. Mais, pour cela, il faut pouvoir mener une véritable entreprise de séduction.

Au-delà du " tout électoral " qui a prouvé sa totale inefficacité, il faut savoir s'investir sur le terrain de manière constante et régulière pour pouvoir agir sur le réel et dans la durée. Cela est notamment possible grâce au travail dans le domaine associatif. Nombreux sont les mouvements populaires qui ont vu leur essor s'appuyer sur de solides bases de type associatives. L'entraide sociale, le soutien scolaire, le développement des comités de quartier, la défense d'une tradition locale, le soutien aux consommateurs, etc. Autant de domaines dans lesquels les Identitaires s'investissent aujourd'hui.
Autre axe essentiel : le lobbying qui peut permettre d'exercer un poids certain au sein de la société. Bien mené, il permet d'établir une communication entre ceux qui prennent des décisions et ceux qui sont concernés par les conséquences de ces décisions. Le succès de certaines opérations menées par les Identitaires prouve l'intérêt de développer un groupe de pression investi d'une mission vitale : défendre les intérêts des petits blancs qui aujourd'hui sont devenus des citoyens de troisième zone sur leur propre sol.

Actions contre le racisme anti-français (Sniper, etc.), contre l'immigration clandestine (Binazon, par exemple) et l'entrée de la Turquie en Europe ; Action sociale (avec notamment la soupe populaire distribuée par SDF - Solidarité Des Français), initiatives de solidarité européenne (comme l'opération Solidarité-Kosovo) et défense des valeurs familiales (protestation contre le " mariage " gay de Bègles) ; Actions de lobbying, développement du travail en réseau (avec la fédération de compétences) et maillage du territoire à travers le monde associatif… Tout un ensemble de choix stratégiques qui finissent par devenir une marque de fabrique des Identitaires.
Le style, c'est l'homme. Et les Identitaires se caractérisent aujourd'hui par un style particulier et original, la volonté d'être en phase avec le monde réel ainsi que par le recours à de nouvelles formes d'action.

En quelques mois, les Identitaires ont su imposer - dans les esprits - l'existence active d'un nouveau courant politique. Et cette dynamique fait qu'aujourd'hui, d'autres militants - en Europe et dans l'espace francophone - se revendiquent identitaires. On le voit, par exemple, en Wallonie, en Suisse Romande mais également au Québec.
Cette nouvelle donne - couplée à la nécessité de disposer d'une revue digne de ce nom - a favorisé certains rapprochements et la naissance de synergies intéressantes pour le combat identitaire. Ainsi, il existe des temps où de nouveaux enjeux appellent de nouveaux outils et où, face à la difficulté croissante du combat des idées et à l'urgence des risques encourus par nos peuples, s'impose l'impérieuse nécessité de l'union des forces et du travail en symbiose. C'est en faisant ce constat que les équipes rédactionnelles des magazines militants " Devenir ", " Jeune Résistance " et " Quartier Libre " - rejoints par l'enthousiasme de camarades suisses et québecois - ont décidé de fondre leur travail respectif au sein d'un grand projet commun de revue identitaire francophone.
Projet novateur et ambitieux qui se résume en deux lettres : " ID ". Un nom-concept qui fait référence à des termes qui nous sont chers : IDées, IDéal, IDentité, IDentitaire. Mais " ID " aussi comme un clin d'œil au terme qui définit l'identifiant (id) en informatique, une référence créatrice d'avenir que nous voulons incarner.
Ainsi, le lien est fait entre la défense de notre héritage, le recours à la tradition et la connexion vers le monde d'aujourd'hui où les réseaux informatiques (et l'Internet en particulier) deviennent incontournables. Logiques avec nous-mêmes, le projet dépasse le cadre stricto-sensu d'une simple revue. En effet, " ID " est - dans le même temps - étroitement associé à NOVOPRESS.INFO, agence de presse alternative et identitaire sur l'Internet. Nos équipes se retrouvent au centre des deux projets.
Ainsi, au trimestriel papier correspond un journal quotidien électronique. Une formule qui permet de gagner en réactivité et d'élargir le champ d'action puisque NOVOPRESS.INFO propose également des antennes régionales (Flandre, Bretagne, etc.) et non francophones (Amérique du Nord, Italie, etc.).

Ces nouveaux outils doivent devenir une arme pour tous ceux qui veulent réconcilier identité charnelle, nationale et européenne face à l'agression mondialiste.

Fabrice ROBERT