
Les
Identitaires et, plus largement, toutes les personnes soucieuses
de connaître et de défendre leurs racines et
les fondements de leur culture sont souvent taxés de
« passéisme » ou de « nostalgie ».
La promotion des modèles traditionnels qui ont fondé
notre civilisation et la volonté d’en préserver
la spécificité seraient ainsi le fruit d’une
frilosité face à l’avenir et d’une
frustration vis-à-vis d’un présent auquel
on ne parviendrait pas à convenablement « s’intégrer
».
En dehors du fait qu’avoir des difficultés «
d’intégration » dans la caricature de société,
totalement anomique et hystériquement matérialiste,
qu’est devenu le monde moderne, serait plutôt
un signe de bonne santé mentale, rien n’est plus
erroné que cette analyse simpliste réduisant
le militant identitaire à un rétrograde angoissé
rêvant d’un hypothétique retour à
un « âge d’or » fantasmé.
Bien au contraire, si l’identitaire est tant soucieux
de ses origines, de son essence et de la richesse de son histoire
ce n’est pas pour s’enfermer dans une confortable
tour d’ivoire muséifiée mais pour puiser
dans cet héritage les forces et les matériaux
pour bâtir un avenir et un futur conformes à
sa nature.
Conscient que l’identité, comme l’a explicité
Alain de Benoist dans son dernier ouvrage*, n’est pas
« ce qui ne change jamais » mais « une manière
spécifique de changer », l’identitaire
se tient à égale distance du conservateur, qui
veut tout garder même ce qui est mauvais, et du progressiste,
qui veut tout changer même ce qui est bon.

|