L’engagement associatif, l’alternative militante !

À l’heure où le militantisme politique traditionnel est l’objet d’une répression acharnée et où les précautions à prendre pour l’exercer sont telles qu’il en perd son attrait et son efficacité, la voie de l’engagement associatif est plus que jamais d’actualité. Fidèles à leur sens de l’anticipation, Les Identitaires n’ont pas attendu Villepin, ses flics et ses petits soldats gauchistes pour s’y impliquer.

Manifs attaquées, réunions interdites, agressions en tous genres, amendes pour collages d’affiches et d’autocollants : pas facile ces temps-ci d’être un militant politique identitaire ! Mais la restriction du champ de nos libertés militantes traditionnelles ne saurait être un prétexte pour déserter le combat. En effet, de la même façon que Les Identitaires ont engagé la révolution culturelle et intellectuelle de la droite sociale et populaire, ils entendent aujourd’hui engager la révolution de ses pratiques militantes.

Un engagement sincère, pas un cache-sexe !
Une conception étriquée du combat politique, cantonné à la seule sphère électorale, a longtemps empêché tout investissement sérieux dans l’action associative. Les années FN sont en cela tristement exemplaires d’initiatives concrètes - à dimension sociale, culturelle ou syndicale - parasitées voire phagocytées par l’appareil électoral. Le bilan est connu : cinq millions de personnes réduites à l’état d’électeurs n’existant que le temps d’un scrutin. Cinq millions de Français privés de représentation parlementaire par le fait d’un système inique mais aussi de tout relais social par l’incapacité des apparatchiks du FN à envisager l’action politique autrement que sous l’angle électoral. Pourtant, dès les années 70, le GRECE - l’organisation majeure de la Nouvelle Droite - avait souligné l’importance du combat culturel. Mais, en dépit de l’engagement de nombreux membres du GRECE dans les rangs du FN au milieu des années 80, la course à l’échalote électorale l’emporta. De même, lorsque fut abordée la question de l’action syndicale, celle-ci ne fut envisagée que comme un outil électoral, les vrais-faux syndicats estampillés FN n’ayant pour résultat que de désigner à la vindicte cégéto-trotskiste les meilleurs de leurs éléments.
Si le FN porte la responsabilité majeure de ce refus d’aborder le combat politique autrement que sous l’angle électoral, la responsabilité de la Nouvelle Droite elle-même n’est pas à écarter. Car plutôt que de se complaire dans l’intellectualisme stérile ou de se laisser séduire par les sirènes électorales frontistes, ses cadres auraient tout aussi bien pu, et dû !, se lancer dans le combat associatif. Ils avaient pour cela toutes les cartes en main. Mais bien peu ont franchi le pas.
Force est de reconnaître que les seuls à avoir compris tout l’enjeu du combat associatif sont ceux qui, autour de Jean Ousset d’abord, puis de Jacques Trémolet de Villers ensuite, ont fréquenté les rangs d’Ictus, l’école de formation de la droite catholique. Du scoutisme à l’enseignement hors contrat, en passant par l’action familiale et la lutte pour la vie, nombre de catholiques ont ainsi relevé le défi de l’engagement associatif. Sans doute leur peu de goût pour le suffrage universel les incitait-il davantage que d’autres à ne pas succomber au mirage électoral lepéniste, reste qu’ils auraient pu se contenter d’aller à la messe tous les dimanches et continuer à se fier en la Providence. Mais au contraire, conscients que le Ciel ne les aiderait que s’ils y mettaient du leur, ils ont choisi d’agir sans attendre de subir.


Avoir prise sur le réel
Agir pour ne plus subir, c’est bien l’un des mots d’ordre du mouvement identitaire et c’est pourquoi l’engagement associatif y est perçu comme un acte militant majeur. Un acte qui, lorsqu’il est accompli avec passion et persévérance, n’est pas moins noble que la distribution de tracts sur un marché. Et pas moins utile !
Malheureusement, pour beaucoup de résistants identitaires, formatés par une vision droitiste et caricaturale de la vie associative, ce pas à franchir vers le militantisme associatif est difficile. En effet, entre rejet et fascination, l’attitude de la droite face à la mainmise de la gauche sur le secteur associatif a toujours été marquée par un refus de reconnaître le travail réel, et les compétences qui en découlent, des militants gauchistes dans le domaine.
Or, s’il est vrai que certaines associations ne vivent que sous perfusion et n’ont pas d’autre fonction que d’entretenir quelques agitateurs professionnels - omniprésents dans tous les collectifs dits antifascistes -, il faut bien voir que l’immense majorité des associations considérées comme gauchistes exercent une activité réelle. Et c’est bien parce que leur activité est réelle que ces structures offrent à la gauche des relais d’une efficacité redoutable quand il s’agit d’appeler “ l’opinion publique ” à la rescousse.
Pas moins travailleurs, pas moins motivés, pas moins imaginatifs que les gauchistes, il n’y a pas de raison pour que les militants identitaires ne parviennent, eux aussi, à développer un réseau associatif en prise avec le quotidien de nos compatriotes. Un réseau qui nous permette d’avoir enfin “ pignon sur rue ” et d’être non plus aux marges, mais au cœur de la vie de la Cité.


Quelques pistes à explorer…
Destiné à favoriser la diffusion de notre vision du monde et à susciter des sympathies autour de notre action, le combat associatif peut revêtir de multiples formes, suivant les capacités, les envies (ça compte !) et les moyens des militants décidés à le mener. Dans tous les cas, ce combat ne saurait se limiter à créer des assos pour identitaires : il ne s’agit pas de se regarder le nombril mais bien d’aller à la rencontre, et de se mettre au service, de notre peuple.
L’objet de l’association dans laquelle on décide de s’investir est donc essentiel : de l’entraide sociale à l’animation culturelle en passant par le comité de quartier ou l’action éducative, le choix est large. Ce qui compte c’est que cet objet soit en accord avec les compétences et la disponibilité dont vous disposez. L’action associative tolère en effet encore moins le dilettantisme et l’amateurisme que le militantisme classique.
À l’heure actuelle, les initiatives associatives lancées par Les Identitaires concernent les domaines suivants : action locale (comités de quartier), solidarité ethnique, action sociale (avec notamment la soupe populaire de l’association SDF), soutien scolaire, initiation à l’informatique, aide aux victimes de la délinquance. D’autres projets, dans le domaine culturel notamment (défense du patrimoine, production artistique, organisation de festivals musicaux), sont dans les cartons, attendant que les conditions nécessaires à leur démarrage soient réunies. D’autres, enfin, sont à inventer : préservation de l’environnement, refus du consumérisme, mouvement anti-télé, etc.
Quel que soit le domaine choisi, il convient de ne pas perdre de vue que l’objectif de l’engagement associatif est de préparer le terrain à la conquête du pouvoir politique. À terme, le travail associatif doit en effet trouver sa conclusion politique, notamment en servant de tremplin vers les élections municipales. Il est donc hors de question pour nous d’en finir avec le militantisme politique traditionnel. L’engagement associatif ne remplace pas le militantisme politique, il le complète. Il offre à ceux d’entre nous qui ne peuvent pas, ne peuvent plus ou ne peuvent pas encore s’afficher bannière au vent, la possibilité de tenir leur place dans notre combat pour la renaissance de l’Europe, de ses peuples millénaires et de ses nations historiques.

Jeanne Lamotte


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