Au Paradis des comédiens

Qu’il semble loin le temps où l’Église interdisait le théâtre à ses ouailles ! Avec la disparition de Jacques Dufilho, le dimanche 28 août dernier, le Ciel s’est à coup sûr enrichi d’une âme supplémentaire. Car le “comédien-paysan”, comme il aimait à se définir, était avant tout un catholique fidèle. Un catholique de Tradition peut-on même écrire tant il assumait sans complexe sa Foi, y compris devant des médias souvent inquisiteurs.

Homme de théâtre ayant choisi de n’utiliser le cinéma que comme complément alimentaire, Dufilho a joué tous les plus grands auteurs contemporains, de Jean Anouilh à Neil Simon, en passant par Audiberti et Pinter. Partenaire indissociable de George Wilson des années durant, notamment au Théâtre de l’Œuvre dirigé par Georges Hébert, Jacques Dufilho restera à jamais dans le cœur de ceux qui ont eu le bonheur de le voir sur scène. Bourru mais élégant, tonitruant mais pudique, silencieux mais éloquent, il ne ressemblait à personne.



Ces écoles qui rêvent de décommunautariser ...

En communauté française, il y aurait 70% des établissements scolaires qui interdisent le port du voile en leur sein. Cinq ans plus tôt, ces écoles n’appliquaient ce type d’interdiction qu’à 41%. Nous dirigeons-nous vers la généralisation en dépit d’aucune réglementation émanant de la communauté ?

Soulignons que 16 écoles sur 20 interdisent le port du voile à Bruxelles. Ainsi que 5 sur 7 en Brabant wallon, 6 sur 9 à Mons, 23 sur 29 à Liège, 11 sur 19 à Namur, 14 sur 16 dans le Hainaut occidental.

Du coté des écoles catholiques, 80% des établissements interdisent le port du voile.




Reconvilier

A la fin du mois d’août, un requérant d’asile kurde de la ville a violé une petite fillette handicapée de Reconvilier dans le Jura bernois. L’exécutif communal a demandé la fermeture immédiate du centre. Bien évidemment les autorités fédérales ont refusé et ont même annoncé l’augmentation du nombre de résidents qui était de 100 dans ce village de 2 300 personnes




Vagues royales...

Comme certains l'ignorent encore, le Canada est une monarchie constitutionnelle. La reine Elisabeth II d'Angleterre est donc aussi souveraine du Canada. À ce titre, elle a un représentant local que l'on nomme le “ gouverneur général ”, poste honorifique visant à promouvoir l'unité canadienne et la monarchie.

Le vent de la polémique souffle depuis quelques temps autour de ce poste déjà controversé car onéreux et rappelant, en particulier aux francophones le poids de la couronne britannique dans leur histoire.

Ce vent est sur le point de se transformer en tempête alors que le premier ministre vient de nommer une journaliste d'origine haïtienne, Michaëlle Jean, mariée à un cinéaste français afin de devenir vice-Reine du Canada.

Choisie par Paul Martin dans le but de s'attirer les sympathies des communautés immigrées lors des prochaines élections, le bât semble toutefois vouloir blesser.

La colère gronde à l'ouest du Canada qui ne se sent pas très bien représenté par une Haïtienne francophone. Dans les milieux anglophones, la coupe déborde depuis que l'on a appris que le couple royal fréquente depuis de nombreuses années les séparatistes québécois les plus radicaux et que l'on aurait retrouvé des reportages où la future vice-Reine du Canada porte un toast à l'indépendance...