
L’éditorial de ce numéro n’est
pas un éditorial comme les autres. Il possède
un arôme particulier de terroir encore inconnu pour
la plupart de ceux qui fréquentent notre milieu. Aujourd’hui,
l’honneur est revenu à un Suisse de l’écrire.
A l’origine de cet élargissement, une révolution
culturelle qui s’est opérée depuis quelques
années dans notre courant de pensée, laquelle
est en bonne partie due au besoin fraternel de défendre
notre identité européenne face à la montée
des périls qui la guettent. Résultat de la pertinence
de ces changements d’états d’esprit, l’essor
des Identitaires en Romandie.
Bien entendu, la Suisse n’a pas le passé colonial
de la France et n’a pas subi de la même manière
les guerres mondiales. Elle n’a pas non plus l’importance
de son voisin sur la scène internationale. De plus,
sa neutralité en fait un Etat à part. Mais ce
serait une grande erreur de considérer la Suisse comme
un havre de bien-être, de sécurité et
de traditions perpétuées comme le suggérait
un dessin de Konk qui montrait un village suisse dans un coffre-fort
à la porte demi ouverte d’où l’on
entendait s’échapper par une bulle : “
La porte ! ”.
Les dangers qui nous menacent sont les mêmes, et peu
importe le côté du Jura où nous nous situons.
Preuve s’il en est, le récent viol d’une
fille handicapée de 15 ans par un requérant
d’asile kurde dans un petit village du Jura bernois
peuplé de 2 300 âmes. Une scène qui nous
semblait plutôt être l’apanage des banlieues
françaises mais qui s’est déroulée
dans une région champêtre que certains pensaient
à l’abri. A tort. En Suisse, nous avons pris
l’habitude de penser que nous ne connaîtrons la
situation actuelle de la France ou de la Belgique que dans
10 ou 20 ans.

|