L’éditorial de ce numéro n’est pas un éditorial comme les autres. Il possède un arôme particulier de terroir encore inconnu pour la plupart de ceux qui fréquentent notre milieu. Aujourd’hui, l’honneur est revenu à un Suisse de l’écrire. A l’origine de cet élargissement, une révolution culturelle qui s’est opérée depuis quelques années dans notre courant de pensée, laquelle est en bonne partie due au besoin fraternel de défendre notre identité européenne face à la montée des périls qui la guettent. Résultat de la pertinence de ces changements d’états d’esprit, l’essor des Identitaires en Romandie.

Bien entendu, la Suisse n’a pas le passé colonial de la France et n’a pas subi de la même manière les guerres mondiales. Elle n’a pas non plus l’importance de son voisin sur la scène internationale. De plus, sa neutralité en fait un Etat à part. Mais ce serait une grande erreur de considérer la Suisse comme un havre de bien-être, de sécurité et de traditions perpétuées comme le suggérait un dessin de Konk qui montrait un village suisse dans un coffre-fort à la porte demi ouverte d’où l’on entendait s’échapper par une bulle : “ La porte ! ”.

Les dangers qui nous menacent sont les mêmes, et peu importe le côté du Jura où nous nous situons. Preuve s’il en est, le récent viol d’une fille handicapée de 15 ans par un requérant d’asile kurde dans un petit village du Jura bernois peuplé de 2 300 âmes. Une scène qui nous semblait plutôt être l’apanage des banlieues françaises mais qui s’est déroulée dans une région champêtre que certains pensaient à l’abri. A tort. En Suisse, nous avons pris l’habitude de penser que nous ne connaîtrons la situation actuelle de la France ou de la Belgique que dans 10 ou 20 ans.


Sur les chemins de Compostelle…
Au moment où nos routes nationales redeviennent – décentralisation oblige – des routes départementales, il est des chemins communaux qui deviennent internationaux : c’est le spectaculaire renouveau des chemins de Compostelle. Grand consolateur de la Chrétienté durant plus d’un millénaire, saint Jacques a attiré des millions de pèlerins.

La pub, visage d'un totalitarisme marchand
La religion du bonheur conquiert le monde, imposant un modèle de vie aux six milliards d’êtres humains. Etre heureux est a priori très simple : il suffit de consommer et de paraître. Que les trois quarts de l’humanité restent à quai est accessoire : leur seule aspiration est de devenir semblables au quart actuellement triomphant.