
Dès leur création, les Identitaires
ont voulu rompre avec les vieux schémas et les comportements
incapacitants - propres à un certain milieu - pour
tenter d’imposer une nouvelle façon de mener
le combat politique. Grâce à la mise en place
d’actions originales et de projets fédérateurs,
par l’utilisation d’un discours maniant aussi
bien le ton juste que l’humour, les Identitaires ont
fini par imposer leur propre style. Notre action a finalement
permis d'imposer le terme "identitaire" dans le
champ politique. Et il semble bien que nous soyons à
l'origine d'un nouveau courant politique.
Mieux encore, le concept "identitaire" investit
aujourd'hui la sociologie politique. Dans un article récent
du Figaro (février 2006) – consacré aux
tendances du Parti communiste – une distinction était
faite entre les identitaires et ceux qui soutiennent la ligne
« moderne » de Marie-Georges Buffet. Dans l’esprit
du journaliste, "les identitaires" seraient manifestement
ceux qui tiennent à l'identité du Parti Communiste.
Ce concept pourrait donc désormais être utilisé
pour qualifier une tendance au sein des partis du système.
Toutefois, l’une des caractéristiques essentielles
des Identitaires est leur capacité à rassembler
autour de « structures-outils » et /ou d’actions
militantes ponctuelles.
1. Des structures-outils tout d’abord.
Par leur implication dans le monde associatif – et cela
dans les domaines les plus divers (social, culturel, humanitaire,
etc.) –, les Identitaires ont su fédérer
des personnes d’horizons divers sur des thématiques
et dans des structures transversales. Il suffit de mentionner
les expériences des soupes identitaires pour s’en
convaincre. Autour d’associations telles que «
Solidarité des Français » (SDF), «
Soulidarietà » ou encore « Solidarité
Alsacienne », les militants identitaires mais également
nationaux se sont unis pour soutenir ces initiatives. Dans
le cadre du projet « Solidarité Kosovo »
– destiné à soutenir les Serbes victimes
de l’impérialisme islamique – les soutiens
ont été nombreux, dépassant le cadre
stricto sensu du mouvement identitaire. Même constat
pour le « Comité d’entraide aux prisonniers
européens » (CEPE) qui prend en charge les militants
victimes de la répression. En développant ce
type de structures-outils nous mettons en place de véritables
synergies. Le travail en réseau reste l’un des
meilleurs moyens de gagner en efficacité. Encore faut-il
en accepter sa logique et ne pas chercher à travailler
uniquement pour sa chapelle. C’est ainsi que les Identitaires
ont toujours su associer à leurs victoires, les militants
et structures qui s’étaient joints à eux.

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