Vers un effondrement du modèle urbain et péri urbain ?

C'est sans choc majeur, autre que la submersion progressive de l'Europe, que la sociale démocratie globalisante accomplit son pari d'acculturation des peuples : par la décérébration de ses ouailles, par le rejet des richesses et spécificités culturelles de la civilisation européenne, mais aussi par la transformation du peuplement urbain.

Le regroupement familial, la natalité allogène galopante, le jeu des associations de défense des sans papiers, le maintien du conditionnement social et médiatique qui cantonne l'individu dans un rôle passif et continuera de faire de lui un simple consommateur standardisé qui, pour peu que son ventre ne grogne pas trop, accepte de ne pas regarder derrière et autour de lui (en réprimant impitoyablement, par quelque moyen que ce soit, tout processus révolutionnaire visant à enrayer la machine), font que l'Europe de l'Ouest sera, d'ici quelques dizaines d'années, majoritairement peuplée de non-européens essentiellement africains et musulmans. Cette population composée principalement de nouveaux arrivants et surtout de très jeunes hommes tranchera d'autant plus avec la population ancestrale de nos contrées que cette dernière se fait et se fera de plus en plus vieillissante.

La population d'origine, vieillissante, plutôt plus aisée que la population de remplacement ou que les jeunes génération (notamment du fait de la plus-value réalisée sur des biens immobiliers acquis avant la hausse phénoménale des prix de ces dernières années, et ce même si cette accumulation de richesse est tempérée par une fiscalité létale ainsi que par une baisse drastique des retraites) commence à déserter la ville au profit d’une nouvelle forme de « retour à la terre ». Ce phénomène est relativement facilité par le faible taux de renouvellement des générations (moins d’héritiers devant se partager les biens légués) permettant la transmission d'un patrimoine familial (généralement acquis grâce une vie entière dédiée au travail, sans l'ombre, pour les générations de nos pères, du chômage ) que nos jeunes (pour la plupart) retraités rejoignent volontiers pour échapper aux exponentiels maux citadins.

Ceux de notre génération et de celles à venir évoluent en revanche dans un marché du travail qui n'offre plus d'emploi pérenne, ou si peu, dans un système économique libéral largement basé sur le profit des épargnants au détriment de celui du travailleur. Ainsi l'accès à la propriété dans les conditions d'antan est aujourd'hui quasi impossible.

Les conséquences visibles sont le départ des "de souche" aisés ou non des grandes et moyennes villes vers la campagne. Les premiers pour la tranquillité, les seconds pour préserver leurs maigres revenus et espérer avoir un toit acceptable sous lequel fonder une famille.
Certains pays européens observent ce phénomène depuis quelques années déjà, du fait de leur plus petite échelle : la Belgique, par exemple, où la ville et sa périphérie sont totalement dépeuplées des populations non allogènes, à l'exception des centres villes historico-administratifs où la présence de l'Etat sauve les meubles. Le Belge vit désormais en zone semi-rurale, dans un habitat individuel dense au sein d'une vaste connexion péri-urbaine éloignée de la ville qu'il occupait encore récemment. C'est également ce que l'on observe au Brésil, où le multiculturalisme semble là bas aussi montrer quelques ratés...

Dans ces conditions la ville -telle que nous la connaissons- est, à plus ou moins grande échéance en simple sursis... la viabilité même de ces mégalopoles que l'on abandonne de plus en plus aux allochtones est fortement compromise.
Et parler d'un probable effondrement du modèle urbain dans un futur relativement proche (pensons aux invasions barbares qui suivirent la chute de l'Empire et du modèle romain) c'est aussi prendre conscience qu'avec l'insécurité croissante qui naît de l'abandon des centres urbains par les populations qui les ont faites fructifier, avec la fuite du commerçant tel que nous le connaissions au profit de boutiques allogénisées (vieux fourbis proposant des produits exotiques destinés, magasins d'objets de seconde main, etc.), déconnectées du processus de civilisation, nos cités seront prochainement des tissus urbains dépourvus de toute âme.

C'est pourquoi il est primordial et politiquement fondamental de s'interroger sur les moyens de réappropriation du tissu urbain -tout en redéfinissant celui-ci, sa taille et ses limites notamment- mais aussi sur les modalités concrètes d'installation dans des zones peu urbanisées encore préservées -mais pour combien de temps ?- afin d'échapper à l’actuel enfer urbain dans l’attente de cette reconquête de nos villes redimensionnées à échelle humaine.
Il est grand temps de réinvestir le domaine immobilier !

Marion Delestrée.