C'est sans choc majeur, autre que la submersion progressive de l'Europe, que la sociale démocratie globalisante accomplit son pari d'acculturation des peuples : par la décérébration de ses ouailles, par le rejet des richesses et spécificités culturelles de la civilisation européenne, mais aussi par la transformation du peuplement urbain.

Le regroupement familial, la natalité allogène galopante, le jeu des associations de défense des sans papiers, le maintien du conditionnement social et médiatique qui cantonne l'individu dans un rôle passif et continuera de faire de lui un simple consommateur standardisé qui, pour peu que son ventre ne grogne pas trop, accepte de ne pas regarder derrière et autour de lui (en réprimant impitoyablement, par quelque moyen que ce soit, tout processus révolutionnaire visant à enrayer la machine), font que l'Europe de l'Ouest sera, d'ici quelques dizaines d'années, majoritairement peuplée de non-européens essentiellement africains et musulmans. Cette population composée principalement de nouveaux arrivants et surtout de très jeunes hommes tranchera d'autant plus avec la population ancestrale de nos contrées que cette dernière se fait et se fera de plus en plus vieillissante.

La population d'origine, vieillissante, plutôt plus aisée que la population de remplacement ou que les jeunes génération (notamment du fait de la plus-value réalisée sur des biens immobiliers acquis avant la hausse phénoménale des prix de ces dernières années, et ce même si cette accumulation de richesse est tempérée par une fiscalité létale ainsi que par une baisse drastique des retraites) commence à déserter la ville au profit d’une nouvelle forme de « retour à la terre ». Ce phénomène est relativement facilité par le faible taux de renouvellement des générations (moins d’héritiers devant se partager les biens légués) permettant la transmission d'un patrimoine familial (généralement acquis grâce une vie entière dédiée au travail, sans l'ombre, pour les générations de nos pères, du chômage ) que nos jeunes (pour la plupart) retraités rejoignent volontiers pour échapper aux exponentiels maux citadins.



L’ARAGON

ID1 avait entraîné les lecteurs du magazine au pays basque, ID2 leur avait fait franchir les Pyrénées à hauteur de Roncevaux, ID8 les emmène aujourd’hui dans une région d’Espagne peu connue des Français, bien que frontalière : l’Aragon.

Il suffit pourtant de franchir à nouveau les Pyrénées, au col du Somport cette fois, et nous y sommes. Commençons par la géographie : Située entre la Navarre à l’Ouest et la Catalogne à l’Est, l’Aragon est l’une des 17 communautés autonomes de l’Espagne. Elle est formée, du Nord au Sud, des trois provinces de Huesca, de Saragosse et de Teruel.


Droits de succession : les vautours contre la transmission et l’enracinement.

Travailler, œuvrer, économiser pour constituer un petit patrimoine à léguer à ses enfants pour leur permettre de démarrer dans l’existence sur des bases solides et sans un excès de difficultés matérielles, peut-on imaginer plus noble souci ?
Cette préoccupation est même l’une des bases essentielles d’une société sédentaire dont le centre névralgique est la famine.
L’héritage, dans sa plus noble acceptation (culturelle, identitaire, spirituelle, charnelle…), c’est aussi l’héritage concret d’un bout de terre, d’une maison, d’un commerce, bref d’un foyer, d’un ancrage…